Activité Operationnelle
Bienvenue sur le site des Sapeurs-Pompiers du Centre de Secours d'Ensisheim
L'Amicale
Adresse :
13b Rue du Chateau
68190 Ensisheim

CIS ENSISHEIM
Nombre d'intervention en 2016:
1453
Nombre d'intervention au 21/11/2017 :
1104
Historique du Centre de Secours:
UN PEU D'HISTOIRE :







DE 1828 A 1830 : L'ORGANISATION DU CORPS :

                                                                                   












DE 1831 A 1870 :RATTACHEMENT DU CORPS A LA GARDE NATIONALE :

Sous le règne de Louis Philippe, la loi du 22 Mars 1831 intégra le Corps des Sapeurs Pompiers à la Garde Nationale. A partir de 1835, le Conseil Municipal, sous  le maire Titot, accorda à la compagnie une subvention annuelle de 60 F. La même année, le Conseil décida d'accorder 5 F à la personne se présentant la première avec 2 chevaux devant les pompes à incendie. Deux ans après, le Conseil fixa une somme de 10 F annuellement pour l'entretien de l'uniforme. Cette indemnité fut augmentée en 1840 à 15 F. En 1842, la ville acheta une nouvelle pompe qui fût remisée sous le nouveau hangar construit en 1838 au chantier municipal (cour de l'école des Garçons). Celle-ci rendit la même année de bons services dans l'incendie qui y fit rage les 30 et 31 août ; s'y distinguèrent le fusilier Royer, le caporal Juncker et les  Sapeurs Dischert Xavier, Rave Louis et Misslin Joseph. Le sinistre occasionna à la compagnie une perte de 3400 F. Le Commandant de la Garde nationale Titot et le caporal Willermet ont été récompensé par le gouvernement de médailles d'argent pour leur courage. Une ordonnance du 10 mars 1844 réglementa en 57 articles la composition de l'uniforme, le service, les exercices, le comportement au feu et l'administration de la compagnie qui comptait 81 personnes dont 7 cavaliers. En 1846, sous le capitaine Gersbach, le corps disposait de 3 pompes, 7 échelles, 9 crochets, 100 seaux en cuir et 26 en étoffe. La meilleure pompe était livrée en 1842 par Kress de Colmar ; la seconde était hors service, de même 3 échelles, 6 crochets et 60 seaux en cuir. En août 1852, le gouvernement de Napoléon III nomma comme capitaine Lauret Hilarion, lieutenant Munck Auguste et sous-lieutenant Prosse Joseph. A la suite de la démission volontaire de Lauret, Prosse devint capitaine en 1857 et Roth Alexandre, sous-lieutenant. Le 6 juin 1858, les deux officiers prêtèrent serment au gouvernement, en présence du maire Dangel. Dix ans plus tard, on échangea les 54 fusils à silex contre des fusils ç percussion. On reçut aussi de l'arsenal de Neuf-Brisach des baïonnettes à la place des 58 sabres courbes. Peu avant la guerre de 1870 eut lieu un nouvel échange d'armes.


DE 1870 A 1914 : LA GUERRE PUIS L'ANNEXION :

Après l'annexion, malgré les instigations du Kreisdirektor, malgré les avertissements du commissaire de police, malgré les efforts de l'adjoint Dr Knoll, ce n'est qu'en 1878 que le corps fut réorganisé. Les statuts de la société des sapeurs pompiers avec ses 26 articles furent approuvés le 9 avril 1878 par le président du Haut-Rhin. Une souscription couvrit les frais d'équipement. Des sommes appréciables furent donnée par MM. Rudolf Jean-Baptiste (100 Marks), Gersbach Hubert (56,25 Marks), Sautier Jacques, Rudolf Joseph et le commandant Mann (chacun 50 Marks), Xavier Mossmann et E.Boellmann (chacun 30 Marks), famille Knoll, le brasseur  Schmitt, famille Stoeffel et Antoine Mann (chacun 25 Marks). Un banquet avec bal eut lieu le 26 mai de la même année pour fêter la reconstitution de la compagnie. A partir du 1er mars 1887, les ordres de commandement devaient être prononcés tous en langue allemande, de même les dénominations des chefs et des groupes ; il fut interdit de jouer l'air français du signal de la retraite, de même pour la Marseillaise, le chant du Départ et la Marche des Pompiers de Nanterre. Aux cérémonies officielles et aux fêtes étaient désormais interdites toutes les sonneries militaires. En 1895, la compagnie fût équipée de neuf ; l'Etat alloua une subvention de 400 Mark pour l'achat de nouveaux uniformes. En 1906, M.Gersbach quitta ses fonctions de Directeur du feu et fût remplacé par Joseph Krust de Jean, agriculteur, tandis qu'au Maître du feu M.Glück, décédé, succédait M. Emile Deybach, maître-ferblantier. Le Directeur Krust eut l'honneur de présider en mai 1908 les festivités du 80ème anniversaire du corps lors d'une fête d'arrondissement. Plus de 1000 participants défilèrent dans les antiques rues d'Ensisheim.


DE 1914 A 1972 : DEUX GUERRES ET LE PREMIER CENTRE DE SECOURS :

Mais bientôt ce fut 1914 et la guerre. Si la ville elle même en sortait intacte, elle pleurait 37 victimes tombées au champ d'honneur, dont 3 sapeurs pompiers. Après 1918, le corps fut réorganisé et, en 1921, comptait 48 hommes, sous le commandement du capitaine Selmersheim, des lieutenants Deybach Emile jusqu'à son décès en 1922, Bruckert Joseph, Reinhard Lucien, Schmidlin Louis, Muller Emile. Lors du Centenaire en 1928 fêté avec grand éclat, l'effectif était de 12 vétérans et 70 sapeurs répartis en 7 sections : 1 infirmier et sauveteur avec l'échelle aérienne, 1 matériel électrique, 1 motopompe, 2 pompes aspirantes et foulantes, 2 foulantes. Le capitaine Selmersheim devenu adjoint au Maire avait en 1935 passé le commandement au capitaine Bruckert Joseph avec comme nouveau lieutenant North René. Le corps des sapeurs pompiers fût doté en 1937, d'uniformes neufs avec vestes de cuir. Durant la guerre mondiale 1939/1945, les sapeurs pompiers se sont dévoués pour la population et particulièrement durant les combats meurtriers en 1944/45 où les nombreux incendies faisaient rage. En 1945, le corps a été réorganisé sous le commandement du lieutenant Schmidt Lucien et les lieutenants Seiler Jean et Gutleben Aimé et depuis 1969, par le capitaine Seiler, et les lieutenant Deyber Bernard, Bechler René, l'adjudant Mey Fernand avec 38 sapeurs.


DE 1972 A NOS JOURS :  

En 1972, le Centre de Secours reçu en dotation départementale 1 fourgon pompe-tonne, 1 fourgon d'incendie, une motopompe de 60 m3/h et une remorque à poudre de 500 kg. L'Amicale du corps acheta sur ses fonds propre un "Peugeot J7" et en fit don au Centre comme Véhicule de Transport de Matériel. En 1973, le corps participa activement au jumelage des villes Markdorf-Ensisheim et en 1978 célébra avec éclat le 150ème anniversaire de sa création. 1979 vit l'acquisition par la ville d'un nouveau Fourgon pompe-tonne. La moyenne annuelle de ses interventions se situant entre 80 et 90. En 1981, les hommes du corps furent dotés d'appels sélectifs, 10 au départ, puis un complément de 10 par an jusqu'à l'équipement des 38 sapeurs qui le constituaient. 
1983, le Service Départemental d'Incendie et de Secours dote le Centre d'un véhicule de Secours aux Asphyxiés et Blessés (VSAB). En 1986, acquisition par la ville d'un "Peugeot J9" comme véhicule de Secours Routier (Désincarcération). 
En mai 1987, le capitaine Jean Seiler atteint par la limite d'âge passa le commandement au lieutenant Bernard Deyber qui assuma la direction du centre jusqu'au 3 mars 1989, date à laquelle le lieutenant Michel Massonneau fut nommé chef de corps. Durant cette période, les 16/17/18 avril 1988, le Centre de Secours eut à assumer l'extinction de l'incendie de la Maison Centrale Pénitentiaire suite à la mutinerie des détenus, les 3/5 des bâtiments furent détruits. Pour son efficacité et son sang froid, le corps d'Ensisheim fut cité à l'ordre du Service Départemental d'Incendie et de Secours du Haut-Rhin. 
1989, acquisition par la ville d'un véhicule "Renault Master" pour désincarcération en remplacement du J9 qui devient Véhicule Utilitaire. Le J7 acheté par l'Amicale en 1973 étant déclassé après 17 ans de service. 
En 1992, le Centre de Secours construit en 1956 n'étant plus adapté, vétuste et trop exiguë, le maire Vincent Birr et son Conseil Municipal décident la construction d'une nouvelle caserne fonctionnelle et spacieuse.


1993 : INAUGURATION DU NOUVEAU CENTRE DE SECOURS :

La première pierre est posée le 26 septembre 1992, le bâtiment comportant 4 bureaux, 1 salle de formation, 1 salle opérationnelle, 1 PC radio, 1 ensemble sanitaire hommes, 1 ensemble sanitaire dames et 14 garages. Il est inauguré et béni le dimanche 12 décembre 1993 en la présence du Conseil Général Monsieur Jacques Weber, du Sous-préfet de l'arrondissement de Guebwiller, des élus locaux et des communes environnantes. Au cours de la cérémonie, le lieutenant Michel Massonneau, chef de corps, a été promu au grade de capitaine et l'adjudant Francis Bihl au grade de sous-lieutenant.  
Le corps compte alors 4 officiers, 1 pharmacien capitaine, 9 sous-officiers, 14 caporaux, 17 sapeurs dont 1 femme, 3 jeunes sapeurs pompiers (- de 16 ans) et 5 vétérans. 
En 1992, le Centre de Secours a assuré 624 sorties représentant 5827 heures d'interventions.  
En 1998, le Centre de Secours est départementalisé, étant désormais géré par le Département à la place de la commune d'Ensisheim même si celle-ci reste très présente dans l'activité du Centre puisqu'elle participera notamment à l'achat d'une Echelle Pivotante Semi-automatique de 24 mètres ainsi qu'à l'acquisition d'un brancard pour celle-ci.  
Les appels au 18 de tout le Département sont donc désormais gérés par le Centre de Traitement des Appels basé à Colmar.  
En 2003, après 30 années de services, le capitaine Michel Massonneau prend une retraite bien méritée et passe le flambeau à l'adjudant-chef Jean Michel Massonneau, aujourd'hui Capitaine, qui sera secondé par l'adjudant Philippe Nodon aujourd'hui Lieutenant pour assurer la bonne marche du Centre de Secours d'Ensisheim.


























































































































 




























Avant 1789, la défense contre l'incendie était organisée par les corporations.
Après leur dissolution sous la Révolution, ce fut le devoir de la Garde Nationale d'aider les habitants
par leurs conseils et leur soutien à se défendre contre le feu.
La ville de Colmar avait, dès 1804 organisé un corps de sapeurs pompiers et cet exemple porta bientôt
ses fruits dans les communes aux alentours.
Il existe un règlement détaillé pour le corps d'Ingersheim déjà en 1827.
En janvier 1828, le Conseil Municipal d'Ensisheim ajoute dans son budget supplémentaire une somme de 200F pour l'achat de casques pour la compagnie de Sapeurs - Pompiers.
Le Préfet du Haut-Rhin n'approuva cette dépense que lorsque le Maire DeWatrigant lui soumit le règlement du corps composé de 11 articles que le conseil municipal avait décidé le 3 février 1828.
Le corps comprenait : 1 capitaine, 1 lieutenant, 1 sous-lieutenant, 1 sergent-major, 1 sergent, 4 caporaux, 50 sapeurs-pompiers et 1 tambour pour un total de 60 hommes.
La ville disposait alors de 4 pompes à inendie dont la moitié était gardé dans l'ancien arsenal, rue de l'abattoir et l'autre au dépôt de prisonniers.
La compagnie se rassemblait mensuellement devant l'Hôtel de Ville pour les exercices. Le 16 janvier 1829 étaient nommés comme Capitaine et Commandant Jean Meyer aubergiste et ancien adjoint, Lieutenant Pierre Widerkehr et Sous-Lieutenant Hubert Gersbach.
Avec ces chefs, la compagnie d'Ensisheim donna bientôt des preuves de sa bravoure. Ainsi en 1833, lors d'un incendie à Ruelisheim, elle reçut les félicitations du maire Dewatrigant ainsi qu'une récompense de 20F de la part de la Société d'Assurance Mutuelle contre l'Incendie.
Palais de la Régence
Place de l'Eglise - ENSISHEIM 68190